Artist Marcel H. Poirier expresses universal love.


“You have to do things if you want to have an interesting life!” exclaims artist Marcel H. Poirier as we chat over pizza and wine. He has spent the last 50 years traveling to paint, and painting to travel. We are having dinner together with a girlfriend of mine who introduces us. When we ask Marcel what scares him most he responds “Women.” We share a loud laugh, which elicits some looks from the other patrons. His sense of humor immediately endears me to him.


Marcel runs to his car to grab some personal photographs taken with the Kayan or “Giraffe” women of Thailand. He handles the photos with such care, that I can’t help but find it sweet and demonstrative of how much he cherishes these memories. “I find these women so beautiful. They make and sell jewelry and clothing for a living. I have visited them four times because they fascinate me.”


Born in Verdun Quebec, Marcel H. Poirier has shown his art internationally numerous times. His latest exhibit entitled MIGRATION begins November 1st and will be shown until December 3rd. “I am like a wild bird; as soon as the weather gets cold, I head south. I migrate, so I named the show after that”, he laughs. The show will feature 25 paintings including 2 of his native Quebec and 23 from his travels to the Orient; his main source of inspiration for the last 15 years. “My wife passed away and I wanted to bring her soul with me as far across the globe as I could afford, so I went to Asia. I fell in love with the people, the scents, and their way of life.” So in love in fact, that he got remarried to a travel agent from China.


His oil paintings begin with the many photographs he takes while he travels for months at a time. “I don’t make any plans, I just follow my curiosity. I am very fortunate”. By the time he arrives back at home, the paintings have formed in his mind and he works quickly. “I don’t have time to waste. Something catches my imagination and I envision the composition before I begin. Painting is a gesture. I bring a moment to life, I add warmth. It may be a compilation of many moments. I may play with the lighting, the people, it may be a memory, or even a feeling. The paintings select me, not the other way around. It is my interpretation of a moment.”


I ask him when he knew he wanted to be an artist. “You don’t become an artist, you are an artist” he states.


Marcel knows he is finished a painting when he feels a sense of satisfaction. “There is no recipe. You just have to wait for the genie to come out of the bottle. I couldn’t paint like this fifty years ago. I started with landscapes like every artist does, to learn.”


He has made the conscious choice not to paint his subject’s faces. “I am not interested in being a portraitist. I want the person looking at the painting to feel a part of it, to get caught up in an energy and want to jump in! To wonder about the people, about their life, to think about that moment.”


Marcel H. Poirier’s art is peaceful, yet alive, and at times feel almost iconic. He paints what he has discovered about our shared humanity by reimagining slices of life observed from the other side of the planet.


People appreciate it. His painting of a Vietnamese woman sleeping next to her baby on a piece of cardboard was shown at Montreal’s prestigious Club Saint James and could have had 5 buyers. “I would see that woman often and bring her food. We would talk and she would always say hello to me. I painted her because she represents Vietnam to me. I never thought 5 people would fight for one of my paintings. I paint to make myself happy. I don’t paint to sell, I sell what I paint.”


As a world traveler for the last 50 years, I wonder what Marcel thinks we all have in common. “Love. It could be the love of a person, of travel, of whatever, love is universal.” I ask him if he expresses love with his paintings, to which he responds “That is up to you to decide. These paintings are my vocabulary. I have said what I want to say with them.”


To help celebrate Marcel’s 70th birthday, his son is helping him stage MIGRATION. He has chosen the eyeglass boutique Georges Laoun on Saint-Denis street. The Laoun family have exhibited a variety of artists for many years. “Mrs. Anne-Marie Laoun is very nice. She and her daughter Jennifer are experienced professionals. The show will have impact because the presentation is unique. My paintings will sit above the eyeglasses. You know, in life you have to look, to see. I am a witness, I observe for a living. There are some people who aren’t interested in art and will never see anything. Now they can buy some glasses.” He jokes.

MIGRATION vernissage
Nov 1st, 2016 from 6-8PM
4012, rue Saint-Denis
Georges Laoun Opticien
Entrance is free

Full exhibit is from Nov 2nd until Dec 3rd, 2016

Visit his site Marcel H. Poirier.


L’artiste Marcel H. Poirier communique l’amour universel
« Il faut être continuellement dans l’action si on veut une vie captivante » exclame l’artiste Marcel H. Poirier pendant que nous nous partageons une pizza et un verre de vin. Il a passé les 50 dernières années de sa vie à voyager pour peindre et peindre pour voyager. Nous sommes en train de dîner avec une amie qui nous a présenté. Lorsque nous lui demandons ce qui lui a fait le plus peur, il répond instinctivement « les femmes ». Nous nous éclatons de rire ce qui suscite des regards curieux des autres clients. Son sens de l’humour m’enchante immédiatement.

Dans la seconde qui suit, Marcel H. court vers sa voiture pour prendre quelques photos personnelles prises avec les Kanyanes ou « les femmes Girafe » de Thaïlande. Il manipule les photos avec un tel soin, le tout est complètement adorable et précieux, il chérit ses souvenirs. « Je trouve ses femmes si belles. Elles créent et vendent des bijoux pour nourrir leurs familles. Je les ai visités quatre fois car elles me fascinent à ce point ».

Né à Verdun, Québec, Marcel H. Poirier a affiché son art à l’international de nombreuses fois. Sa dernière exposition intitulée MIGRATION commence le 1er novembre et sera en salle jusqu’au 3 décembre. « Je suis comme un oiseau sauvage ; dès que le temps se refroidit, je quitte pour le sud. Je migre, donc j’ai nommé mon exposition ainsi » il rit de bon cœur. L’exposition mettra en vedette 25 peintures dont 2 de son Québec natal et 23 de ses voyages en Orient, sa source d’inspiration pour les 15 dernières années. « Ma femme est décédée et je voulais transporter son âme avec moi aussi loin que possible alors je suis allé en Asie. Je suis tombé en amour avec les gens, les parfums, et leurs modes de vie ». En fait, si en amour qu’il s’est remarié avec une agente de voyage chinoise.

Ses peintures à l’huile commencent par les nombreuses photos qu’il prend lors de ces déplacements de longue durée. « Je ne fais jamais de plans, ma curiosité m’entraine. Je me considère très chanceux ». Par le temps qu’il retourne à la maison, les peintures ont déjà pris forme dans son esprit et il travaille rapidement. « Je n’ai pas de temps à perdre. Quelque chose attire mon imagination et j’imagine la composition avant même de commencer. La peinture est un geste, un mouvement. Je donne vie à un moment et j’y ajoute une chaleur qui m’est propre. Il se peut que ce soit une composition de plusieurs instants. Je joue parfois avec l’éclairage, les gens. Il se peut que ce soit un souvenir ou même une impression, un feeling. La peinture me choisit et non l’inverse. C’est mon interprétation d’un moment vécu ».

Je lui demande s’il a toujours su qu’il voulait être peintre. « On ne devient pas artiste, on l’est tout simplement ».

Marcel H. sait qu’il a terminé une de ses peintures quand il ressent un sentiment de grande satisfaction. « Il n’y a pas de recette. Vous avez juste à attendre que le génie fait son apparition. Je ne pouvais pas peindre comme ça il y a cinquante ans. J’ai commencé avec des paysages comme un grand nombre d’artistes pour apprendre ».

Il a fait le choix conscient de ne pas peindre les visages de ses sujets. « Je ne suis pas intéressé à être un portraitiste. Je veux que la personne qui regarde la peinture ressente qu’elle fait partie de l’action qui est illustrée, de se laisser prendre dans son énergie. J’espère que mes peintures sont utilisées pour réfléchir sur les gens, leurs vies, les moments, la vie ».

L’art de Marcel H. Poirier est paisible, toutefois vivant, et parfois presque iconique. Il peint ce qu’il a découvert à propos de notre humanité partagée en réinventant des tranches de vie observée de l’autre côté de la planète.

Les gens apprécient pleinement. Sa peinture d’une femme vietnamienne qui dormait dans la rue avec son bébé sur un morceau de carton a été montré au prestigieux Club Saint James et aurait eu 5 acheteurs. « Je voyais cette femme souvent et lui apportais à manger. Elle me disait bonjour à tout coup et nous parlions. Je l’ai peint parce qu’elle représente le Vietnam pour moi. Je ne pensais jamais que 5 personnes se battraient pour une de mes peintures. Je peins pour me rendre heureux. Je ne peins pas pour vendre, je vends ce que je peins ».

Comme un voyageur du monde pour toutes ces années, je me demande ce que Marcel pense que nous avons tous en commun. « L’amour. Ça pourrait être l’amour d’une personne, du voyage, de n’importe quoi, l’amour est universel ». Je lui demande s’il exprime l’amour dans ses peintures, à laquelle il répond : « C’est à vous de décider. Ces peintures sont mon vocabulaire. J’ai dit ce que j’avais à dire avec eux. ”

Pour célébrer le 70e anniversaire de Marcel H., son fils l’aide à mettre en place MIGRATION. Il a choisi la boutique de lunettes Georges Laoun où la famille Laoun expose une variété d’artistes depuis de nombreuses années. « Madame Anne-Marie Laoun est très charmante. Elle et sa fille Jennifer sont des professionnels hors pairs. L’exposition aura un impact parce que la présentation est unique. Mes peintures seront exposées au-dessus des lunettes. Vous savez, dans la vie il faut regarder, pour voir. Moi, je suis un témoin, ma vie est faite d’observations. Il y a des gens qui ne sont pas intéressés par l’art et ne verront jamais rien. Eh bien, maintenant, ils n’auront qu’à acheter des lunettes ». Il plaisante.

Vernissage MIGRATION

1er novembre 2016

4012, rue Saint-Denis

Georges Laoun Opticien

Entrée gratuite

Marcel H. Poirier

Par : Angelique Gay

(traduction : Elisabeth Masse)

Merci Marcel H. et Elisabeth. xo

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